Un dossier de photos entre.
Un livre qu’on montre en sort.
Booklibre lit le dossier, écarte ce qui affaiblirait l’album, compose toutes les planches, et vous rend un brouillon avec lequel vous pouvez discuter. Tout tourne sur votre machine, sans compte, et le PDF part chez l’imprimeur de votre choix.
Libre et gratuit, GPL-3.0. Pour macOS et Windows.
Une composition
sur 50 planches et 8 chapitres, en moins d’une minute, chaque photo écartée étant listée et expliquée.
- lecture
- analyse
- curation
- composition
- export
Un album 21 × 21 cm, composé depuis un dossier de vacances, sans une retouche à la main.
Ce qui est garanti
Une mise en page automatique se juge sur sa pire planche.
Les contraintes sont donc écrites en dur et vérifiées par un linter qui fait échouer la compilation, au lieu de rester des intentions. Le Composer ne fera jamais :
- une photo portrait dans une case paysage, ni l’inverse
- un visage détecté qui touche un bord recadré, à moins de 4 % de l’image
- deux quasi-doublons, ou deux prises de la même scène, sur une même planche
- une ouverture de chapitre sur une photo faible, ni plus de planches sans respiration que le rythme choisi n’en permet
- quatre fois le même gabarit d’affilée
- la moindre retouche d’un pixel de votre photo
Quatorze compteurs vérifient l’album fini. Dix jugent le Composer et font échouer l’audit au-delà de leur tolérance ; quatre comptent ce qu’une main a posé ou ce que la police ne dessine pas, et ne font qu’avertir. Quand une correction revient, elle devient un compteur de plus.
La vue Tri
Il dit ce qu’il a écarté, et pourquoi.
Chaque photo écartée est montrée, groupée par la raison qui lui a coûté sa place : plus de place dans l’album, quasi-doublon, autre prise de la même scène, définition trop faible pour ce format, panorama qui ne tient pas dans la page.
Quand une autre photo l’a emporté, elle est montrée à côté. Un double-clic la remet dans le livre.
C’est la partie que personne d’autre ne montre, et c’est elle qui fait la différence entre une curation automatique à laquelle on se fie et une curation qu’il faut vérifier.
Impression
Un PDF ordinaire, à 300 dpi, que n’importe quel imprimeur accepte.
Aucun partenaire imposé, aucun filigrane, aucun logo, aucun code-barres de notre part sur votre livre. Les polices sont incorporées, le fond perdu suit le profil de l’imprimeur, et l’aperçu montre la page à sa taille rognée plutôt que de promettre une marge que le massicot emportera.
Avant tout envoi, un prévol passe : pagination, fond perdu par bord, espace colorimétrique, polices incorporées, résolution effective case par case, zone sûre. Chaque message nomme la planche et la cause en toutes lettres, et donne le geste qui répare.
Rien n’échoue jamais en silence, surtout pas au dernier écran du parcours.
colophon --prevol --profil cloudprinter -o mon-album Ce qu’il ne fait pas
Aucun compte, aucun cloud, aucune télémétrie, jamais.
Il n’y a pas de serveur où envoyer vos photos. Débranchez le réseau, tout continue de fonctionner, export compris. Le seul appel que Booklibre passe est une question au lancement, à GitHub, pour savoir s’il existe une version plus récente ; elle n’emporte rien de vos photos et rien de votre album, et les Préférences la coupent.
L’album est un dossier sur votre disque avec un JSON lisible dedans, réparable dans un éditeur de texte. Vos photos d’origine sont lues et jamais modifiées.
Installer
Booklibre 1.0.1
Téléchargez, ouvrez, désignez un dossier. Aucun compte. L’app macOS est signée et notarisée par Apple, elle s’ouvre comme n’importe quelle autre. L’installeur Windows n’est pas encore signé : SmartScreen pose la question une fois, comme le montre le README. La version 1.0.1 porte encore l’ancien nom du projet, Colophon : la suivante prend le nouveau.
Linux devrait compiler depuis les sources, mais personne n’y a encore vérifié l’app.
Questions
Celles qu’on pose vraiment.
Je peux imprimer où je veux ?
Oui. La sortie est un PDF standard à 300 dpi et ce logiciel n’a aucun imprimeur partenaire à vous imposer. Chez un imprimeur, dans un labo, ou chez vous.
Mes photos partent dans un cloud ?
Non, il n’y a pas de serveur. Booklibre fonctionne réseau coupé, et continuera de fonctionner le jour où ce projet cessera d’être maintenu.
C’est de l’IA ?
Aucun modèle de langage, aucun prompt, aucun appel réseau. Des hashs perceptuels pour les doublons, une mesure de netteté, l’exposition, et de la détection de visages pour ne pas couper les têtes. Tout est local, tout est expliqué, tout se corrige. Si un mode IA arrive un jour, il tournera avec votre clé, restera optionnel, et ne décidera jamais à votre place.
Pourquoi pas InDesign ou Scribus ?
Parce qu’ils partent d’une page blanche, et que la page blanche n’est pas le problème. Le problème, c’est de choisir 150 photos sur 600 et de les poser pour que le livre se lise. Pour composer chaque planche à la main, InDesign reste meilleur, et ce logiciel ne cherche pas à le remplacer.
Et mes fichiers HEIC ?
Sur macOS, lus nativement par le décodeur système, ImageIO. Rien à installer. Sur Windows et Linux, ils ne sont pas encore décodés : comptés et nommés à l’écran, jamais écartés en silence.
Vous gagnez de l’argent comment ?
Pas avec ça. Le logiciel est gratuit et le restera, l’export PDF pleine résolution aussi, hors ligne et sans compte.
Windows ? Linux ?
La chaîne de publication fabrique un installeur Windows, mais personne n’a encore lancé l’app sur une vraie machine Windows, et le HEIC, le RAW et l’import depuis Photos restent sur macOS. Linux n’a pas d’installeur : l’app devrait compiler depuis les sources, mais personne ne l’y a encore vérifiée.
CMJN, layflat, couverture rigide ?
Ni CMJN, ni layflat. L’espace colorimétrique et la reliure vivent dans le profil d’imprimeur, donc ils arrivent un profil à la fois, quand un vrai imprimeur les réclame. Le profil Cloudprinter rend déjà la feuille à plat de sa couverture rigide, dos compris.